Depuis plus de deux
décennies, l'est de la République Démocratique du Congo (RDC) est secoué par
des cycles de violence récurrents alimentés par des groupes armés locaux et
étrangers, dont l'un des plus déstabilisateurs est le Mouvement du 23 mars
(M23), soutenu militairement, politiquement et logistiquement par le Rwanda
selon les Nations Unies. Les récents pourparlers de Doha, initiés sous
l'impulsion de partenaires internationaux soucieux de « stabiliser » la région,
prétendent ouvrir un espace de discussion entre le gouvernement congolais et la
plateforme AFC/M23. Cependant, ces négociations posent une question
fondamentale : peuvent-elles réellement contribuer à la paix si elles
contournent la responsabilité des auteurs de crimes graves ?
La réponse est non. Et ce non est crucial.
Toute démarche diplomatique qui légitime, normalise ou récompense des acteurs
ayant commis des violations massives des droits humains court le risque de
cimenter l'impunité, d'encourager la répétition des violences et de fragiliser
davantage la souveraineté et la cohésion nationale de la RDC. Les négociations
de Doha ne doivent en aucun cas devenir un mécanisme permettant au M23 et à ses
parrains rwandais d'échapper à la justice pour les crimes commis contre les civils
congolais.
https://africanrightsalliance.blogspot.com/2025/11/les-negociations-de-doha-entre-la-rdc.html
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