Depuis plus de deux décennies, l'est de la République Démocratique du Congo (RDC) est secoué par des cycles de violence récurrents alimentés par des groupes armés locaux et étrangers, dont l'un des plus déstabilisateurs est le Mouvement du 23 mars (M23), soutenu militairement, politiquement et logistiquement par le Rwanda selon les Nations Unies. Les récents pourparlers de Doha, initiés sous l'impulsion de partenaires internationaux soucieux de « stabiliser » la région, prétendent ouvrir un espace de discussion entre le gouvernement congolais et la plateforme AFC/M23. Cependant, ces négociations posent une question fondamentale : peuvent-elles réellement contribuer à la paix si elles contournent la responsabilité des auteurs de crimes graves ? La réponse est non. Et ce non est crucial. Toute démarche diplomatique qui légitime, normalise ou récompense des acteurs ayant commis des violations massives des droits humains court le risque de cimenter l'impunité, d'enc...
Le retour forcé et les massacres des réfugiés Hutu en RDC : une tragédie occultée de l'histoire contemporaine
L'un des chapitres les plus sombres et souvent méconnus de l'histoire des Grands Lacs concerne le sort tragique des réfugiés Hutu rwandais en République Démocratique du Congo (ancien Zaïre) entre 1996 et 1998. Après le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, plus de 1,2 million de Hutu , dont des civils innocents mais aussi des ex-FAR et Interahamwe , ont fui vers l'est du Zaïre. Ils y ont été installés dans de vastes camps humanitaires gérés par le HCR et des ONG internationales. Cependant, ce déplacement massif a donné lieu à une opération militaire et politique qui a conduit à l'un des plus grands massacres de réfugiés de l'histoire récente, impliquant l'Armée Patriotique Rwandaise (APR) de Paul Kagame et les forces de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaire (AFDL) dirigée par Laurent-Désiré Kabila. Find More : https://africanrightsalliance.blogspot.com/2025/11/le-retour-force-et-les-massacres-des.html